petite histoire sans rênes

 

J’étais déjà parti quand je me suis retrouvé au milieu d’un chemin, mais je ne savais pas d’où j’étais parti, et quel était ce chemin. J’avais une sensation de légèreté et d’anxiété à la fois, comme si j’avais échappé un danger et qu’un autre m’attendait. Tout à coup, j’étais en train d’aller vers la maison de mon enfance, mais au présent, au moins dans  un présent pas loin; je ne voulais pas y arriver, parce que je savais qu’il y avait le risque de ne pas pouvoir y entrer, et c’est pour cela que je m’arrêtais pour acheter quelques friandises à la boulangerie qui n’existe pas au carrefour d’Antoine Doinel et de Kropotkin. L’espoir était que le temps passe et que je n’avais plus besoin d’aller à la maison. En faisant la queue à la boulangerie, je trouvais devant moi Monsieur Ortiz, mon maître de l’école élémentaire, habillé en chasseur, et je lui disais des choses qu’on peut pas dire en un rêve. Après cela, mais pas à cause de ça, j’étais fatigué et je voulais seulement me reposer, mais la route avançait vers moi, même sans que je le veuille, et j’essayais de la retenir, avec un mélange de peur et de désespoir, parce que je savais que le bout du chemin était le jour suivant, mais je ne pouvais pas. Et je n’ai pas pu.

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